Oui, c'est vrai. Le plus important est que, dans le c½ur, tout aille bien. Physiquement, ça va très très bien aussi. Finalement, mon genou est guéri. J'ai le droit, maintenant, de reprendre l'entraînement, pas tennistique mais physique. Cela va me permettre de retrouver une forme assez correcte d'un point de vue physique et après, de pouvoir enfin taper dans la balle.
Dans combien de temps la reprise du tennis est-elle programmée ?
C'est une très très bonne question mais je n'en ai aucune idée (rires). Je prends les choses jour après jour et j'espère reprendre au plus tôt. Mais, en même temps, je préfère faire les choses dans l'ordre et ne pas forcer ni précipiter mon retour.
Comment faites-vous pour garder la foi et le moral ?
C'est quelque chose que je ressens en fait. Je sens que ce n'est pas fini, que le temps n'est pas encore venu de prendre ma retraite. Je ressens toujours le désir de revenir.
« Prendre les choses jour après jour »
Y a-t-il un tournoi ou un rendez-vous durant lequel vous aimeriez faire votre retour ?
J'avais bien envie de revenir ici durant Roland-Garros mais ça s'est avéré impossible. Cette année, comme évènement, il y a aussi les Jeux Olympiques. Ce serait super d'y participer mais ça va venir très vite et je ne sais pas si je serai prête pour ça. Quoi qu'il en soit, je prends les choses jour après jour, on verra avec le temps.
Vous semblez néanmoins toujours aussi heureuse de revenir à Roland-Garros. Qu'est-ce que ce lieu évoque pour vous ?
C'est un endroit spécial. C'est le lieu que je préfère le plus en tennis. Le Court Central est mon court préféré. J'adore revenir ici. L'ambiance est unique. J'espère revenir ici un jour, sur ce court.
Quelle est la plus belle émotion que vous ayez ressentie ici ?
J'ai eu beaucoup de moments très forts. En 1994 quand j'ai battu Steffi Graff par exemple. Le plus fort reste quand même ma victoire en 2000. Mais aussi l'année 2005. Niveau émotion, c'était peut-être le plus fort. Durant toute la quinzaine, après chaque match que j'ai gagné, j'étais vraiment contente, c'était de plus en plus fort et c'était un moment exceptionnel.
« Le circuit n'a pas beaucoup changé »
Les Français parlent beaucoup de la pression que l'on ressent à venir jouer ici...
C'est très difficile, en tant que joueuse française, de jouer ici à Roland-Garros. On a tellement envie de bien jouer, on a tellement envie de gagner, on a tellement envie de faire plaisir au public... Parallèlement à ça, lui attend beaucoup de nous et a envie de nous voir gagner. Il y a ce partage avec le public et l'envie de donner en fait. Avec tout ça, on peut se mettre beaucoup de pression et ça peut être très difficile à gérer. Moi, quand je rentre sur le court, j'essaye de ne pas penser que je suis à Paris, que je suis à Roland-Garros mais que c'est un autre match et de me concentrer sur la balle.
Vous officiez, durant la quinzaine, comme consultante pour la télévision...
Oui. On m'a demandé si je voulais venir commenter sur France télé. J'ai dit oui pourquoi pas. J'aime bien le contact avec les gens, avec les joueuses. Et puis surtout, je suis à Roland-Garros et ça fait plaisir.
Cela vous permet de garder le contact avec le circuit avant votre retour ?
C'est vrai. Comme je nous ne joue pas en ce moment, je regarde presque tous les soirs les résultats sur internet. Je suis. Je regarde également de temps en temps les matchs à la télévision. Quand je débarque à Roland-Garros, je retrouve beaucoup de jeunes filles que je ne connais pas. Par exemple la jeune fille qui a battu Amélie (Mauresmo) aujourd'hui, je ne la connaissais pas du tout avant. Ça peut aider pour le futur si je reviens.
Pensez-vous que, depuis que vous êtes arrêtée, le circuit ait beaucoup changé ?
Non. C'est très intéressant car je trouve justement que ça n'a pas beaucoup changé. Il y a des jeunes filles qui arrivent sur le circuit mais qui n'ont pas encore vraiment percé. Je pense cependant que, dans un an ou deux, on va avoir un grand changement sur le circuit.
ALLEZ MARY !!!
